De janvier à fin juin, le bénéfice net de Lindt & Sprüngli s’est accru de 5,7 % par rapport au premier semestre de l’exercice précédent, à 76,3 M CHF (69,1 M€), tandis que son chiffre d’affaires a progressé de 3,1 % à 1,5 Mrd CHF, a indiqué le groupe le 25 juillet dans un communiqué. Des chiffres inférieurs aux prévisions des analystes interrogés par l’agence suisse AWP qui tablaient en moyenne sur un bénéfice de 78 M CHF pour 1,6 Mrd CHF de revenus.
Sa croissance organique sur les six derniers mois s’est établie à 3,6 %, le chocolatier évoquant de nouveau une stagnation ou une faible croissance du marché du chocolat, un climat de consommation morne et les pressions dans la distribution. En excluant Russell Stover, sa croissance organique a atteint 6,6 %, a-t-il précisé.
Lindt & Sprüngli prévoit toujours une accélération des ventes sur la seconde moitié de l’année, mais a ajusté ses objectifs à la baisse, expliquant tabler sur une croissance des ventes 2017 légèrement inférieure à celle de 2016, compte tenu de l’évolution du marché nord-américain. Le groupe prévoit néanmoins une hausse de sa marge opérationnelle et s’est dit confiant sur ses perspectives, misant toujours sur une croissance supérieure au reste du secteur.
"Pour une entreprise admirée pour ses taux de croissance supérieurs et qui livre des résultats constants, ces chiffres pourraient soulever des questions", a réagi Andreas von Arx, analyste chez Baader Helvea, pour qui la direction va devoir rassurer les marchés quant à sa capacité à stabiliser Russell Stover.