Et si les événements majeurs, tels que la crise agricole de 2009, la volatilité des cours des matières premières et l’épisode très préoccupant de la sécheresse finissaient par faire bouger les lignes du  syndicalisme agricole ?
Alors que la trésorerie des éleveurs est à sec, la FNSEA se refuse à « quémander » des sous, même pas de plan de soutiens sur le mode de celui annoncé, en grandes pompes, par Nicolas Sarkozy car source d’endettement pour les paysans.  Aujourd’hui, seules les banques prêtent de l’argent. L’état n’en donne plus. À quoi bon demander des enveloppes financières quand les marges de manœuvre sont inexistantes. Logique mais quelque peu inhabituel, syndicalement parlant. La Confédération paysanne, après avoir tenté de forcer l’entrée de l’interprofession laitière en occupant la maison du lait a choisi de rallier l’office du lait de l’Apli, qui compte déjà l’OPL, branche laitière de la Coordination rurale dans ses membres. Cet office est appelé à devenir une sorte d’organisation de producteurs transversale. Comme les choses restent figées du coté de la reconnaissance du pluralisme, la Confédération a choisi la stratégie du compte pied. Si cette alliance de la Confédération paysanne peut surprendre, elle a aussi sa logique.
Le syndicalisme agricole du futur se fera sur le créneau du conseil et de l’accompagnement prédisent certains. Le temps des revendications syndicales sur fond de grands rassemblements paysans semble lointain. Reste que l’agriculteur adhérent ou simple sympathisant risque d’y perdre ses repères.
La mutation du syndicalisme agricole paraît donc inéluctable. Le seul risque: que les agriculteurs passent à coté.  Le principe de réalité en politique comme dans le syndicalisme fait rarement recette dans les urnes. La promesse de jours meilleurs toujours.

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