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Négociations UE/Mercosur M. Fischler privilégie le fond sur le calendrier

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En marge du Conseil agricole informel qui se tenait à Noordwijk aux Pays-Bas , le commissaire européen à l’agriculture Franz Fischler a souligné le 5 septembre que, dans le cadre des négociations pour un accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), il était important de privilégier « la qualité en substance des offres » proposées par les deux parties et non le « respect du calendrier ». Européens et Sud-Américains, qui ont initialement prévu de conclure d’ici le 31 octobre prochain ces pourparlers dans l’impasse depuis l’échec de Brasilia du 12 août dernier , doivent se retrouver au niveau technique cette semaine, et au niveau des coordinateurs dans la semaine du 20 septembre.

« Il est plus important de privilégier la qualité en substance des offres que le respect du calendrier à proprement parler», a souligné M. Fischler le 5 septembre à Noordwijk en marge du Conseil informel. « Le problème actuel repose notamment sur le volet non agricole des négociations, en particulier les services et les nouvelles technologies. Des progrès doivent être réalisés par les deux parties prenantes à ces négociations, mais les pays du Mercosur doivent sensiblement améliorer le contenu de leur offre sur ces deux aspects », a ajouté le commissaire. Les propos de M. Fischler vont ainsi à l’encontre de ceux tenus par Régis Arsalanian, le représentant du Mercosur, qui, au lendemain de l’échec des derniers pourparlers à Brasilia le 12 août dernier, avait estimé que la date butoir pour la conclusion d’un accord fixée au 31 octobre prochain contraignait l’UE et les pays sud-américains à n’offrir que « des offres globales» ne comparant pas « un produit agricole et un service».

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Opposé à toute précipitation, le commissaire européen à l’agriculture a souligné, en outre, que « l’UE ne doit pas donner l’impression qu’elle souhaite conclure à tout prix ces négociations en octobre ». « Si, dans les semaines à venir, le contenu des offres n’est pas satisfaisant en substance, il n’y aura pas d’accord le 31 octobre», soit la veille de la prise de fonction de la nouvelle Commission.