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Charcuterie/Rumeur Madrange dément une prochaine mise en vente

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La société Madrange, numéro 3 de la charcuterie-salaison, à qui l’on prête l’intention de se vendre, dit réfléchir seulement à une ouverture de son capital.

Après une vague de simples spéculations, la rumeur d’une vente prochaine de Madrange a pris plus de consistance ces derniers mois dans la profession. Ces jours-ci, notre confrère Le Figaro croyait savoir qu’un mandat de vente était confié par les actionnaires familiaux à la banque d’affaires Rothschild pour leur trouver un acquéreur. Cette annonce est démentie par le p.-d.g de l’entreprise, Jean Madrangeas, qui admet que les importants mouvements en cours dans le secteur l’amènent à envisager toutes les options, de l’introduction en Bourse à l’entrée de partenaires financiers dans son tour de table.

L’entreprise, dont l’héritier Jean Madrangeas a pris les commandes il y a quinze ans, constitue un morceau de choix, avec une position de premier plan en charcuterie cuite et de n°3 du secteur charcuterie salaison derrière Aoste (Sara Lee) et Herta (Nestlé) et juste devant Jean Caby (Smithfield).

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Près de 500 M EUR de chiffre d’affaires

Avec un chiffre d’affaires de près de 500 millions d’euros et 1 600 salariés employés dans sept usines, l’entreprise limougeaude a tiré profit de sa marque de jambon et bien résisté, depuis son rachat de Géo en 2001, aux pressions de la grande distribution, des premiers prix et du hard discount.

Les candidats intéressés par une participation ou une alliance avec l’entreprise ne devraient pas manquer, et pas seulement du côté des fonds d’investissement (le nom de Cargill avait déjà été prononcé), et même si le moment peut paraître délicat sachant que le numéro un du secteur, Aoste, doit également être remis sur le marché dans le cadre du recentrage de l’américain Sara Lee.