SUCRE/RÉORGANISATION > Le français Saint Louis, filiale de Südzucker, a cessé définitivement sa production de sucre de canne. Son site de Marseille est désormais entièrement et seulement recentré sur la logistique.
Fin 2015, Saint Louis, la filiale française de l'allemand Südzucker depuis 2001, a totalement arrêté sa raffinerie de sucre de canne, structurellement déficitaire, sur son site de Marseille. En phase avec l'accord d'entreprise signé en juin dernier, les effectifs sont passés de 130 personnes à bientôt 50 collaborateurs, suite à des départs volontaires favorisés par l'âge des personnels. Le site, qui garde l'ensemble de ses terrains dans les quartiers nord de Marseille, conserve des unités de stockage et de conditionnement pour le groupe de sucres de betteraves et de canne. Les volumes devraient atteindre 75 000 à 80 000 tonnes par an. Aucun autre projet n'a été confié à Fabrice Gaussou, son nouveau directeur.
Désormais, Saint Louis ne raffine plus de sucre de canne en France. La filiale de Südzucker dispose de sucreries de betteraves à Cagny dans le Calvados, à Etrepagny dans l'Eure et dans la Somme à Eppeville et Roye, cette dernière disposant également d'un centre de conditionnement. Le propriétaire de Saint Louis compte 29 sucreries en Europe essentiellement concentrées dans les bassins de culture de la betterave en Allemagne, Pologne, Belgique et France. Ses implantations industrielles s'étendent jusqu'en Moldavie. Ses seules deux unités de raffinage de sucre de canne demeurent en Bosnie et en Roumanie. A Marseille, la transformation de la canne revenait 150 € plus cher que celle de la betterave et l'Europe mettra fin, en 2017, à la politique des quotas sur le sucre de canne.
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Coté à la Bourse de Francfort, le groupe, qui emploie 18 500 personnes, devrait terminer l'exercice 2015/2016 (clos le 29 février) avec un chiffre d'affaires compris entre 6,3 et 6,5 milliards d'euros (contre 6,8 milliards d'euros en 2014/2015). Malgré ce retrait, le bénéfice opérationnel rendu public en mai prochain devrait se situer entre 200 millions et 240 millions d'euros (contre 181 millions d'euros). Le groupe dispose de quatre branches d'activité, dans le sucre, dans le bio éthanol, dans les IAA (Freiberger, Portion Pack, Europe Starch…) et le segment fruits (préparation et concentrés) d'Agrana, sa filiale autrichienne.