Encore un sondage qui tombe mal pour certains, et à pic pour d’autres : après celui de la Sofres pour l’Ania qui montre des Français mécontents du coût de leur alimentation, celui de l’Ifop pour la banque Robeco les dit persuadés que les prix ont monté (et même deux fois plus, croient-ils, qu’en réalité) et que la hausse va continuer ainsi sur les douze prochains mois. De plus, l’écart entre leur ressenti et les chiffres réels est encore plus énorme (4 fois) sur les prix alimentaires, alors qu’il est quasiment nul sur l’essence. Telle est la donnée sociologique, dont une des causes est sans doute à chercher dans la sphère médiatico-politique. Cela ne va pas arranger les affaires ni des industriels ni des distributeurs mais ils sont bien obligés d’en tenir compte. Avec surtout cette conséquence que l’intention affichée des Français est de moins consommer à l’avenir.

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En tout cas, bien que les premiers constats officiels de l’Observatoire des prix et des marges ne révèlent guère d’abus, ce simple sondage conforte la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout de ses idées de réformes censées faire baisser les prix dans les grandes surfaces. Que vont peser dès lors les efforts de lobbying que, lors de ses Assises, l’Ania a promis de déployer auprès de chaque député pour les convaincre de ne pas voter en mai prochain le volet « négociabilité » de la loi de modernisation de l’économie ? Suffira-t-il de la qualifier de « mauvaise loi » au regard de l’emploi et par contrecoup pour la vitalité agricole et rurale ? Peu de gens osent y croire.