Sur un marché dominé par des présentations traditionnelles, la start-up basée à Bourg-en-Bresse (Ain), mise sur son procédé de dosettes hermétiques et son approvisionnement permettant de garantir l’origine des produits. Max Daumin compte écouler 300 000 boîtes par an d’ici trois ans.
Mettre des épices en dosettes hermétiques afin de préserver leurs qualités organoleptiques : l’idée paraît simple, mais la concrétisation s’est révélée bien plus complexe, si l’on écoute le fondateur de l’entreprise éponyme Max Daumin. Dès que l’on met des épices, parfois en poudre fine ou grasses, le versement du contenu devient plus complexe que pour du sel ou du poivre. « Nous sommes arrivés à un résultat satisfaisant : les dosettes hermétiques préservent les arômes et les textures », explique le fondateur.
La mise au point du produit a mis deux ans en recherche et développement, précédée d’une étude de marché. « Nous avons mené une enquête auprès des consommateurs afin de savoir ce qu’ils attendaient en matière d’épices. Parmi quinze concepts autour des épices, c’est la dosette qui est ressortie en premier, suivie de l’origine garantie », explique Max Daumin.
Avec son nouveau concept, Max Daumin compte bien réveiller un marché des épices marqué par la tradition, avec des présentations entraînant une altération de la qualité du produit et des origines pas forcément claires pour le consommateur. « Je tiens particulièrement à m’assurer du mode de production et de l’origine des épices, c’est pourquoi nous nous approvisionnons directement dans les pays de production, sans passer par des grossistes, et nous prenons en charge la mouture et le conditionnement », souligne Max Daumin. Le design en dosettes multicolores présentées dans des boîtes noires est particulièrement soigné, privilégiant les codes de l’épicerie fine.
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400 points de ventes à convaincre
Dans les prochains mois, l’entreprise va miser justement sur la vente en épiceries fines (physiques ou e-commerce), depuis son site marchand et par l’intermédiaire des paniers gourmands. Elle compte écouler entre 200 000 et 300 000 boîtes par an d’ici trois ans, et convaincre 400 points de vente. Max Daumin prévoit pour l’année prochaine une extension de la gamme, composée pour l’instant de huit références classiques, avec des produits plus originaux tels que des zestes d’agrumes déshydratés, voire des épices rares dans quelques années.
Le financement de l’activité (200 000 à 250 000 euros selon le fondateur) a été assuré jusqu’à maintenant par Max Daumin, sa famille et son associé Julien Guillerault, et plusieurs prêts bancaires. Le concept d’épices en dosettes a remporté le prix Innova Food, « ce qui a crédibilisé notre idée et rassuré les partenaires financiers tels que BPI France ou le réseau Initiative France », précise Max Daumin qui n’envisage pas de levée de fonds, souhaitant pour l’instant piloter seul de décollage de sa jeune entreprise.