Après le redressement confirmé de la rentabilité au cours de l’exercice 2020, Marie Brizard Wine and Spirits (MBWS) confirme la tendance au premier semestre de l’exercice en cours. Le groupe a annoncé le 29 septembre un chiffre d’affaires de 81 M€, en retrait de 5,8 % à périmètre et devises constants par rapport à la même période de 2020. Rappelons que le groupe a cédé ses activités en Pologne, en octobre 2020 et Moncigale au Groupe Boisset, en février 2021. MBWS précise que « les ventes du premier semestre 2021 ont progressé de 3,5 % après retraitement des effets non-récurrents comprenant à la fois l’impact des ventes de vrac d’alcool éthylique en Lituanie en 2020, liées à la pandémie, ainsi que celui du nouveau système de distribution mis en place aux USA au 1er janvier 2020 ». A noter qu’en France, le chiffre d’affaires a progressé de 2 % sur la période à 39,1 M€. L’Ebitda s’inscrit à 6 M€, en repli de 11 % hors effets de change. Une variation qui « s’explique également par l’impact des effets non récurrents connus sur le premier semestre 2020 », est-il souligné dans le communiqué. Ces éléments non récurrents liés à la pandémie s’élevaient à 3,3M€. Enfin, le résultat net (part du groupe) repasse dans le vert à 1,5 M€ sur le premier semestre, alors qu’il était négatif à hauteur de 1,4 M€ sur les six premiers mois de 2020. Le groupe souligne également la baisse de 1,3M€ du coût de l’endettement financier au 30 juin sur un an « en raison d’une réduction significative de l’endettement du groupe liée à l’augmentation de capital lancée le 14 janvier 2021 ». Au final, au 30 juin, les capitaux propres (part du groupe) de MBWS s’élèvent à 168,2 M€, contre 66 M€ au 31 décembre 2020 et l’endettement financier net s’établit à 6,3 M€ au 30 juin 2021, en diminution de 79,3 M€ par rapport au 31 décembre 2020.
Concernant les perspectives, « le contexte sanitaire se traduit par des effets disruptifs sur l’activité en fonction des circuits de distribution. Il reste de plus encore trop incertain d’ici la fin de l’année pour permettre de tracer des perspectives à court et moyen terme », explique Andrew Highcock, directeur général de MBWS. Le groupe poursuit néanmoins l’exécution de son Plan Stratégique 2019-2022, afin de renforcer sa profitabilité. Au dernier pointage, le capital du groupe est contrôlé à 70,06 % par Coffep, 6,63 % par BSL Capital et 3,52 % par Diana Holding, le solde étant dans le public.