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Michel Dantin appelle les industriels de la filière à s’entendre

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Le député européen, rapporteur au Parlement sur la question de la réforme de l’OCM sucre ayant largement défendu le maintien des quotas jusqu’en 2020, justifie sa position. Pour lui, on ne peut nier qu’en dépit des progrès considérables accomplis au cours des dix dernières années par les producteurs européens de sucre, ils n’en font pas moins face à des coûts de production de 30 % supérieurs à ceux du Brésil et sont légitimes pour demander encore un peu de répit. Entre les progrès qu’ils espèrent encore accomplir (compétitivité, génomique…) et la hausse de coûts de production au Brésil, ils estiment toutefois pouvoir être bientôt compétitifs face au Brésil. Le problème, c’est que la matière première sucre est aujourd’hui insuffisante pour les besoins de l’industrie en Europe, mettant les prix sous pression pour les utilisateurs. « Les pays ACP qui font partie des plus pauvres du monde n’ont, hélas, pas été en mesure de nous livrer, eux, les quantités de cannes qui leur étaient réservées », explique pour Agra Alimentation, Michel Dantin. « J’observe toutefois qu’un certain nombre d’utilisateurs de sucre ne trouvent pas sur le marché, la matière première "sucre" dont ils ont besoin et dans le même temps, la Commission européenne enregistre une augmentation des quantités de sucre stockées par les raffineurs. Y a-t-il comportement spéculatif ? C’est, me semble-t-il, une vraie question. Je regrette très sincèrement que la mésentente entre les acteurs de la filière sucre soit aussi importante. Je les invite à oublier le passé pour construire l’avenir. Ils doivent se retrouver autour de la même table sinon ils seront demain, tous perdants. »

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