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Alors que la séparation de Kraft Foods sera effective au 1er octobre, les activités américaines se poursuivent sous cette dénomination, tandis que les snacks et confiseries seront le fait d’une nouvelle société Mondelez International. La p.-d.g. de Kraft, Irene Rosenfeld s’est montrée particulièrement confiante pour l’avenir de cette nouvelle entité. Elle estime pouvoir bénéficier de sa position de leader sur différents segments à forte croissance, d’un portefeuille possédant des marques parmi les plus appréciées au monde et d’une bonne implantation sur les pays émergents. Les quatre pays BRIC représentent déjà 33% des ventes et le pays du Moyen Orient et Indonésie, 12%, ces deux zones devraient connaître des croissances entre 15 et 20%. Au global, Mondelez s’attend à connaître une croissance organique de 5% à 7% l'an prochain et une croissance à deux chiffres du bénéfice d'exploitation par action, à taux de change constants. Ces taux sont plus élevés que les précédents objectifs à long terme de Kraft Foods, selon le directeur financier Dave Brearton. En revanche, les coûts de restructuration pour Mondelez International devraient être plus élevés que prévu auparavant, reflétant des programmes de restructuration supplémentaires aux Etats-Unis et en Europe. Le groupe avait chiffré en février le coût de la scission entre 1,6 et 1,8 milliard de dollars. En janvier, il avait annoncé qu'il allait supprimer 1 600 emplois en Amérique du Nord cette année pour la préparer.
Mondelez conservera plusieurs marques phares comme les biscuits LU, les chocolats Cadbury, Milka, Toblerone et Poulain, les bonbons Carambar et La Pie qui Chante, ou encore les chewing-gums Hollywood et Trident, qui ont réalisé au total un chiffre d'affaires de quelque 35 milliards de dollars en 2011. Kraft Foods Group aura pour sa part des marques comme le fromage à tartiner Philadelphia, le café Maxwell, les jus de fruits Capri Sun et les saucisses Oscar Mayer, représentant 19 milliards de dollars de chiffre d'affaires.