L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué le 24 août que la progression du sida au Mozambique, où plus de 7 % d’une population de 18 millions d’habitants est touchée par la pandémie, menace l’agriculture de subsistance dans ce pays, avec de graves conséquences sur les approvisionnements alimentaires. Le sida serait à l’origine de la perte de nombreuses variétés de graines, tubercules et légumineuses, car près d’une famille sur deux dans laquelle l’un des membres est frappé par la maladie est forcée de réduire la superficie des terres sous culture ainsi que le nombre des variétés cultivées. Le sida a un impact fortement négatif sur les connaissances locales relatives aux semences parce qu’il touche la transmission entre les générations du savoir-faire traditionnel en matière agricole. Or, adaptées aux conditions locales, les variétés traditionnelles sont essentielles car elles constituent une assurance contre la faim, étant donné qu’elles produiront une récolte minimum même durant les sécheresses à répétition.
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