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ÉTATS-UNIS/ RESTRUCTURATION Nelson Peltz repart en guerre pour une scission de PepsiCo

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STRATÉGIES DIVERGENTES

Dans une interview avec le Wall Street Journal, publiée le 19 février, Nelson Pelz, propriétaire de Trian Fund Management, repart en croisade pour une scission du groupe PepsiCo qui séparerait l'activité snacking des boissons. Nelson Peltz qui a amassé, via son fonds, pour 1,2 milliard de dollars de titres du groupe alimentaire (dont la capitalisation boursière est estimée à 118 Md$), a jugé que l'examen dit « exhaustif » de la stratégie du groupe présenté la semaine précédente par sa présidente et directrice générale Indra Nooyi, visant à augmenter de 35% les dividendes via un programme de rachat d'actions était totalement insuffisant et n'était pas une stratégie acceptable. Dans une lettre de 37 pages adressée aux membres du conseil d'administration, il les avertit qu'il va rencontrer au plus vite les actionnaires et mettre sur pied des forums pour demander la séparation des activités boissons jugées par lui comme insuffisamment rentables.

STRATÉGIES DIVERGENTES

Dans un document publié en juillet dernier, Nelson Peltz avait déjà demandé cet abandon des boissons (Pepsi, Tropicana, Gatorade) et un rapprochement des activités snacking (Chips Lay's, Doritos, Quaker) avec celles de Mondelez (Oreo, Trident, Lu, Côte d'Or et Toblerone). Indra Nooyi a réaffirmé la semaine dernière son opposition à un tel projet, faisant valoir que les boissons représentent 48% du chiffre d'affaires du groupe lui donnant la taille critique au niveau mondial. Pour elle, les deux activités profitent de synergies importantes. Elle fait valoir que les consultants externes et banquiers ayant participé à la réflexion sur la stratégie du groupe avaient tous écarté l'idée d'une telle séparation. Nelson Pelz fait en revanche valoir que les snacks étaient rentables et compensaient les déboires des boissons. Il s'est montré particulièrement critique vis-à-vis du rachat, opéré en 2010 pour 7,8 Md$, de ses deux principaux embouteilleurs.