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OMC Neuf candidats à la succession de Pascal Lamy

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Neuf pays avaient présenté le 31 décembre 2012 des candidats au poste de directeur général de l’OMC pour succéder au Français Pascal Lamy, alors que s’achevait le délai de dépôt des candidatures. Le 28 décembre, le Brésil a été le dernier à avoir présenté une candidature, celle de son représentant permanent auprès de l’organisation depuis 2008, Roberto Azevedo, qui est donné favori.

Le mandat de l’ancien commissaire européen Pascal Lamy à la direction générale de l’OMC se termine le 31 août 2013. Les candidats à sa succession pouvaient se déclarer entre le 1er et le 31 décembre dernier. Ils seront auditionnés par le président du Conseil général (organe exécutif de l’OMC) à partir du 29 janvier, et auront trois mois pour faire campagne. Le futur directeur général sera choisi par consensus par le Conseil général, au plus tard au courant du mois de mai.
Quand Pascal Lamy a été choisi en 2005, il était en lice avec trois autres candidats, un Mauricien, un Brésilien et un Uruguayen. Lorsqu’il s’est présenté à sa propre succession, en 2009, il n’était opposé à aucun autre candidat.
Son successeur ne sera « évidemment pas cette fois un Européen », avait déclaré mi-décembre à Genève le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht.
L’ex-commissaire européen Pascal Lamy avait relayé à la tête de l’OMC le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi (2002-2005), qui lui-même était le successeur de l’Italien Renato Ruggiero (1995-1999) et du Néo-Zélandais Mike Moore (1999-2002).

L’Amérique latine plutôt bien placée

Outre la candidature brésilienne pour le poste de directeur général de l’OMC, le Mexique a choisi de présenter celle de Herminio Blanco Mendoza, qui a mené les négociations sur l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada de 1990 à 1993 avant de devenir ministre de l’industrie jusqu’en 2000.
Herminio Blanco Mendoza pourrait être une solution de rechange si Roberto Azevedo se heurtait à trop de réserves de la part des pays occidentaux. Le Brésil, par ses exigences sur l’agriculture et l’accès au marché des produits industriels, a contribué à bloquer depuis la conférence de Cancun en 2003 la conclusion du cycle de Doha.
Le Costa Rica a soumis la candidature de son actuelle ministre du commerce extérieur, Anabel Gonzalez.
La Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande ont aussi présenté leur ministre du commerce, respectivement Taeho Bark et Tim Groser.
La Jordanie a proposé son ex-ministre du commerce, Ahmad Hindawi, comme l’Indonésie, avec l’ex-ministre du commerce et actuelle ministre du tourisme, Mari Pangestu.
Le Ghana, premier pays à avoir déposé une candidature le 17 décembre, a sélectionné Alan Kyerematen, actuel coordinateur du centre africain de politique commerciale à la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique.
Enfin, le Kenya a proposé Amina Mohamed, ambassadrice ayant travaillé pour des organisations internationales.

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