Lors d’une conférence de presse à Paris le 13 octobre, l’AFBV (Association française des biotechnologies végétales) a indiqué que la Chine est désormais le grand leader du marché des semences issues de NGT, avec environ 65 % des brevets déposés dans le monde. Alain Bonjean, administrateur et expert de la Chine de l’association, précise que les brevets déposés sont essentiellement destinés au marché intérieur. Le pays s’investit dans des techniques de sélection depuis le milieu des années 2010, via des plans quinquennaux, ce qui témoigne d’une vision à long terme, et le poussera, de fait, à accroitre ses exports, prévoit l'analyste.
Le deuxième pays le plus avancé dans le domaine sont les Etats-Unis, avec environ 25-30 % de parts de marché. « En 2030, la plupart des semences céréalières (soja, maïs etc.) mise sur le marché proviendront des NGT », projette l’expert de l’association. L’Inde, l’Argentine, le Brésil ainsi que certains pays africains (Nigéria, Kenya, Ghana etc.) s’investissent également. Les essais aux champs se développent sur le continent européen, relate de son côté Pascual Perez, autre administrateur de l’AFBV. Le Royaume-Uni fait figure de locomotive, concentrant ses efforts sur la qualité et la résistance aux maladies. Les cultures concernées sont essentiellement le blé, l’orge, le colza, ou encore la tomate et la pomme de terre. Au niveau de l’UE, « le démarrage est plus récent, et est porté par la recherche publique », déclare Pascual Perez. En plus de la résistance aux maladies, des expériences sur la tolérance au stress hydrique sont menées. Le scientifique évoque des essais en maïs (Belgique), en laitue (Norvège), en riz (Italie) ou encore en vigne (Italie). En France, l’Inrae mène des recherches sur la cameline.
Aux USA, la plupart des semences céréalières proviendront des NGT en 2030, selon l’AFBV
KC