Comment positionnez-vous la stratégie de développement de Guyader Gastronomie ?
Je suis petit-fils de charcutier et nous utilisons encore les techniques artisanales du métier, notamment avec l'aide d'un charcutier Meilleur Ouvrier de France, Jacques Henrio, qui collabore avec nous sur les innovations et la recherche et développement. L'outil et le process de Guyader Gastronomie sont d'envergure industrielle et c'est aussi notre fierté. Mais je ne veux pas être considéré comme un transformateur irrespon-sable. Je n'aime pas le mot d'« industriel ». Nous ne faisons pas une course au volume. L'industrie agroalimentaire française ne sortira de sa tourmente que par le haut. Et nous parviendrons à exporter que si les produits que nous fabriquons sont excellents. C'est notre seule manière de nous différencier.
Comment le faire savoir ?
Notre nouvel outil à Saint-Agathon a l'avantage de posséder un couloir de visite. Nous voulons le mettre à profit en proposant des visites industrielles, non seulement à nos clients, mais aussi aux écoles et au public de manière générale. Il est important pour nous de montrer comment nous fabriquons nos produits, notre savoir-faire et d'informer le consommateur sur nos méthodes. Et surtout de le rassurer sur la qualité et la traçabilité de nos produits.
Sur quels nouveaux marchés voulez-vous développer Guyader Gastronomie ?
Nous avons encore beaucoup de travail à faire en RHD et en export, avec de nouveaux produits et de nouveaux usages à proposer. Nous aimons aussi travailler en coinnovation avec nos clients, pour développer des produits ou des recettes avec eux. La tendance s'oriente vers des produits de charcuterie toujours plus maigres. Les consommateurs font attention à ce qu'ils mangent. Le marché du catering est également un de ceux qui nous intéressent. Nous voulons aussi rajeunir notre cible de clientèle en développant de nouveaux packagings.