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Edito Nouvelle frontière

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Le marché intérieur ne recèle plus assez de promesses de gain pour l’industrie alimentaire. Exagération ? Si le SIAL 2006 a été plutôt assez brillant, ce n’est pas vraiment à cause de l’embellie du marché français dont tout le monde ou presque se réjouissait pourtant depuis janvier dernier. D’autant que la tendance se serait déjà inversée, semble-t-il, après la rentrée.

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En réalité, la nouvelle frontière de l’agroalimentaire est depuis longtemps sur des marchés étrangers. Mais beaucoup de débouchés traditionnels sont justement devenus, malgré la libéralisation voulue par l’OMC, plus difficiles d’accès (l’évolution de la PAC n’y étant pas pour rien d’ailleurs). Nourrir des populations au niveau de vie qui se rapproche du nôtre a été longtemps l’objectif stratégique du groupe français Danone qui a permis à Antoine Riboud de construire un leader européen puis mondial. Le modèle fait encore école pour la plupart de nos entreprises mais ce n’est peut-être plus celui de Franck Riboud dont la nouvelle passion est de nourrir le plus grand nombre quelque soit le niveau de vie. D’où sa mobilisation auprès de Muhammad Yunus, le père du micro-crédit, et…de Zinédine Zidane, pour orchestrer le lancement, dans le cadre de Grameen Danone, d’un nouveau type d’usines de yaourts capables de produire au Bengladesh des produits qui seront vendus 6 centimes le pot. Ou encore son association avec deux entreprises polonaises et avec le premier institut pédiatrique de Pologne en vue de fabriquer un produit nutritif accessible au plus grand nombre en Europe, baptisé Milk Star et qui servira de petit déjeuner équilibré pour quelque 14 centimes d’euros. Sans compter enfin un certain nombre d’opérations comparables que Danone conduit en Afrique du Sud, en Indonésie, etc.