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« La direction du groupe volailler et les administrateurs judiciaires ont réuni le 30 octobre un comité central d’entreprise au cours duquel ils ont annoncé 87 suppressions supplémentaires de postes pour le groupe Doux », a rapporté Jean-Luc Guillard, délégué syndical CFDT. Il y aura aussi des « propositions de mutation » vers le siège à Châteaulin. Concernant le plan de continuation de Charles Doux, plusieurs sites sont mis en vente. La direction du groupe a aussi annoncé au cours de ce même CCE un projet de vente de quatre sites de stockage de poulets à Pluguffan près de Quimper (Finistère), Vannes (Morbihan), Brest et Chateaulin (Finistère). Ils se partagent 74 salariés. Le 20 novembre, le tribunal de commerce de Quimper examinera les différentes offres de reprise. Le 28 novembre, il décidera d’accorder, ou non, une prolongation de la période d’observation du plan de continuation de Charles Doux qui s’achève le 30. Selonle délégué CFDT, le tribunal se montrera sans doute moins indulgent et demandera notamment des précisions sur la remontée dans les comptes français d’une dette de 30 à 40 millions € que le groupe aurait contractée au Brésil. Par ailleurs, « les éleveurs ont reçu la semaine dernière, soit trois semaines après la date envisagée, un règlement représentant seulement 36 % des créances qui leur sont dues. La promesse du groupe Doux n’est donc pas respectée », lit-on dans un communiqué de presse de la FRSEA Centre et des Jeunes agriculteurs Centre du 30 octobre. Ainsi, les éleveurs du groupe Doux « renouvellent avec la plus grande insistance une demande de règlement intégral des sommes dues ».