En renforçant son site internet destiné au grand public, la Fict veut promouvoir une consommation modérée de charcuterie et faire connaître ses pratiques en donnant la parole aux opérationnels du secteur.
Dans un contexte défavorable à la consommation de charcuteries, la Fict a présenté le 3 décembre une nouvelle plateforme de communication avec le grand public nommée Questions charcuterie. “Les charcutiers français ont décidé de réagir aux nombreuses demandes des consommateurs qui veulent mieux manger, qui veulent connaître les procédés de fabrication, qui veulent plus de transparence sur le bien-être animal, qui veulent qu’on respecte les traditions gastronomiques”, a expliqué Bernard Vallat.
Et pour s’adresser au grand public, le Fict a privilégié un message de clarté loin des images d’Epinal de la charcuterie “à l’ancienne”, en donnant la parole aux salariés ou aux responsables des entreprises adhérentes au syndicat. Sur ce dossier, la Fict s’est appuyée sur l’agence Linkup Factory et les conseils d’Eric Birlouez, sociologue, et de Michel Krempf, professeur en nutrition à l’UFR de médecine de Nantes.
Pour une consommation modérée
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Sur la forme, l’initiative donne naissance à une nouvelle section du site Lescharcuteries.fr, où l’on trouve des réponses aux questions des consommateurs, des vidéos sur la fabrication des produits en usine, des recettes, des recommandations nutritionnelles, des informations sur le patrimoine charcutier de la France. Pour faire œuvre de pédagogie, le site propose des suggestions culinaires en fonction des profils de consommateurs définis par le Credoc (étude CCAF 2016) : pressés, bons vivants, nutri-pratiques, gastronomes et adeptes de la cuisine facile. Et pour chaque recette, le site précise le grammage de charcuterie utilisé, en prenant pour repère les recommandations de l’Anses : 50 g par jour ou 175 g par semaine.
La question est de savoir comment cette nouvelle façon de s’adresser à des consommateurs très divers aux attentes tout aussi éclatées, sera accueillie. La Fict prévoit de faire connaître ces informations via les réseaux sociaux. Elle compte aussi sur ses adhérents pour promouvoir ce nouveau canal de communication directe avec les Français.