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OGM : les organisations paysannes maliennes demandent un moratoire

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La Coordination nationale des organisations paysannes du Mali (CNOP) a exigé la mise en place d’un « moratoire d’une durée minimale de cinq ans » pour pouvoir « évaluer de manière participative les risques de l’introduction des OGM » dans ce pays.

La CNOP dénonce par ailleurs les « pressions » exercées, selon elle, par certaines puissances non précisées pour pousser le Mali à adopter les OGM.

Elle demande aux autorités maliennes de mettre en place « rapidement » un cadre de concertation sur le thème de la bio-sécurité nationale. Elle les exhorte aussi à « une vigilance soutenue » dans la gestion de l’actuelle crise acridienne et de l’aide alimentaire qui en découlera.

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« Il ne faut pas que cette aide alimentaire soit un facteur d’introduction des OGM dans notre pays », avertit-elle.

Le président malien, Amadou Toumani Touré, a participé en juin dernier à une conférence de trois jours sur les biotechnologies – et notamment les OGM – organisée par le gouvernement américain au Burkina Faso Voir N°2964 du 28/06/0. Il s’y était prononcé en faveur de l’introduction des OGM dans son pays pour accroître la production agricole, tout en se montrant prudent sur leurs effets sur la santé et l’environnement.