« L’incapacité des Etats-Unis à s’engager » a été la principale raison du match à résultat nul qui s’est joué à Genève pour tenter de sortir les pourparlers de l’OMC de l’ornière, selon le capitaine de l’équipe de négociateurs de l’UE, Peter Mandelson. Ce dernier a tenté d’ouvrir le jeu en confirmant qu’il était disposé, sous conditions, à se rapprocher des demandes d’accès au marché agricole formulées par les pays émergents du G-20 menés par leur champion, le Brésil. Cette tactique lui a d’ailleurs pratiquement valu un carton rouge, aux yeux de plusieurs représentants européens présents dans la tribune ministérielle. A l’inverse, les Américains se sont contentés de geler le ballon, voire de faire de l’anti-jeu, s’opposant à toute véritable baisse de leurs soutiens internes, au prétexte que les offres de réductions tarifaires de leurs partenaires étaient totalement insuffisantes. Le G-20 ne s’est guère exposé non plus, se gardant bien de faire des concessions sur l’accès au marché des produits industriels. Comme cela est le cas depuis de très longs mois, les équipes en compétition continuent donc de se renvoyer la balle. L’homme en noir, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, a été chargé de consulter leurs dirigeants au plus haut niveau, en vue de prolongations qui devraient avoir lieu à la fin du mois. Si celles-ci ne permettent pas de débloquer la partie, la compétition risque d’être suspendue pendant de longs mois. Ce qui, sans doute, ne sera pas considéré comme une défaite par certaines nations, la France par exemple.
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