Une page est tournée. Une autre reste à écrire. La parenthèse électorale française n’est certes pas encore totalement refermée, mais les législatives seront vite passées... Une chose est acquise, en tout cas, l’immobilisme n’est plus de mise à la tête de l’Etat. L’attente est trop forte et nos institutions donnent des coudées assez franches au Président élu. Même s’il sait le peu de temps que dure en général l’état de grâce, la voie est libre pour faire du neuf. Ceux à qui il va confier les dossiers n’ont qu’à se rappeler que, dès le soir du 6 mai, Nicolas Sarkozy a ostensiblement dépassé l’étroitesse (pour ne pas dire la frilosité) des thèmes de la campagne et l’horizon limité des intérêts particuliers de ses supporters pour nous ouvrir à la vraie dimension des problèmes, qui est internationale : notre rôle à jouer dans la relance de l’Europe et – de façon tout aussi naturelle – envers la Méditerranée et l’Afrique, et le franc-parler qu’il convient d’adopter avec les Etats-Unis. Le tout sous-entendait une certaine urgence puisqu’il a « conjuré nos partenaires européens de ne pas rester sourds à la colère des peuples ». De fait, cela pourrait avoir des applications immédiates si l’on songe à l’avenir du budget européen et de la politique agricole commune, à la question environnementale et aux prochaines négociations commerciales multilatérales. Toutes choses qui importent beaucoup aux professions agroalimentaires.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Institutions
Suivi
Suivre