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Parmalat a décidé de repousser son assemblée générale, qui était prévue mi-avril, à la fin du mois de juin, comme le lui permet le décret adopté tout récemment pour contrer l’offensive de Lactalis, qui a pris 29 % du capital du groupe, en devenant ainsi le premier actionnaire. Dans un communiqué, Lactalis, qui affirme que sa prise de participation ne peut être considérée comme une prise de contrôle, a exprimé son « trouble » face à la décision « illégitime et privée de motivations » prise par Parmalat. Suite à cette décision, Lactalis aurait entamé une action en justice contre la décision de Parmalat de repousser son assemblée générale selon Il Messagero.
Il Sole avance pour sa part l'idée que Lactalis pourrait décider de lancer une OPA sur l'ensemble du capital mais cela « serait extrêmement coûteux », souligne le journal ou encore décider d'entamer une négociation avec le gouvernement et l'éventuelle alliance d'investisseurs italiens, en vue de céder sa part par exemple à la Caisse des dépôts italienne.
Lactalis n'a commenté aucune de ces informations.
Le groupe lavallois réaffirme par ailleurs « la qualité et la validité de son plan industriel de long terme » pour Parmalat et reste « ouvert à la discussion avec tous les acteurs qui entendent contribuer au développement de Parmalat ». Les banques italiennes Intesa Sanpaolo, Mediobanca et UniCredit ont envoyé une lettre à Parmalat pour lui indiquer qu’elles étaient disposées à conseiller et financer une alliance italienne afin de contrer Lactalis, ont indiqué des sources bancaires à l’AFP. Ces banques, notamment Intesa Sanpaolo qui détient 2,4% de Parmalat, ont désormais plus de deux mois pour mettre cette alliance sur pied.
Le groupe Ferrero, qui a affiché son intérêt, n’aurait pas encore pris de décision. Le groupe Granarolo est lui aussi intéressé et pourrait apporter ses actifs tandis que la Caisse des Dépôts italienne pourrait prendre une part de Parmalat. Barilla, dont le nom avait également été évoqué, a pour sa part démenti.
Rome a par ailleurs annoncé la création d’un fonds d’investissement qui, sur le modèle du FSI français, reposerait notamment sur la Caisse des Dépôts italienne et pourrait acquérir des parts dans les groupes stratégiques pour les défendre.
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