Les ministres de l’agriculture européens ont adopté le 18 juin lors du Conseil agricole à Luxembourg des conclusions sur la protection des animaux durant le transport (3). Mais le texte ne demande pas à la Commission de revoir le règlement sur le bien-être des animaux pour limiter à 8 heures au maximum le temps de transport des animaux vers leur lieu d’abattage malgré la volonté du Danemark, de la Suède, des Pays-Bas ou encore de l’Autriche. Pour le commissaire européen, John Dalli, cette proposition est « trop simpliste ». « On peut être plus pragmatiques et plus efficaces », a souligné le commissaire à la sortie du Conseil. Bruxelles souhaite dans un premier temps mettre au point des indicateurs scientifiques du bien-être des animaux avant d’agir. « Il y a des différences entre les espèces, certaines supportent plus de 8 heures de transport, d’autres pas », précise John Dalli. De plus, ajoute le commissaire, le transport vers l’abattoir ne représente que 13% des transports d’animaux, alors que sa stratégie se propose de se pencher sur le sort de tous les animaux transportés.
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