Le commissaire européen au Commerce Pascal Lamy s’est dit opposé à une libéralisation « totale » de l’agriculture dans une interview publiée au Brésil à la veille de sa rencontre avec les pays en développement du G20 qui se réunit à partir du 11 décembre à Brasilia (Brésil). « Je ne crois pas que la libéralisation totale de l’agriculture soit quelque chose de bon pour tous les pays, surtout pour les pays en développement », a-t-il déclaré. « L’agriculture est une activité spécifique pour laquelle les règles de marché qui s’appliquent au charbon, aux chaussettes ou à l’automobile ne sont pas valables », a-t-il ajouté. Il a pris pour exemple la chute des prix du café et du cacao qui a suivi la libéralisation de ces marchés, estimant que son point de vue est partagé « par une bonne partie des pays en développement comme les pays africains, l’Inde ou l’Indonésie ». Pascal Lamy a émis des doutes sur les orientations de l’agriculture brésilienne : « Il faudrait savoir si être compétitif en agriculture signifie courir le risque de se retrouver sans terres cultivables dans dix ou vingt ans ou le risque d’une dégradation de l’environnement », a-t-il lancé.

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