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INVESTISSEMENT/TRAITEUR Paso traiteur double sa surface de production

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Malgré la livraison d'une extension en septembre 2013, le vendéen Paso traiteur est déjà à l'étroit. Après avoir fait passer sa surface de 2 000 à 3 200 m2, la PME prévoit un quasi-doublement de sa superficie avec la construction d'une tranche additionnelle de 3 000 m2. « Nous allons augmenter les capacités de production du préfou (pain beurré à l'ail vendéen, ndlr) et automatiser les process. Nous voulons aussi accompagner le développement de nos bouchées apéritives salées et sucrées », explique Tugdual Rabreau, co-fondateur de l'entreprise, associé à 50/50 avec Olivier Vallée. L'investissement total, qui se monte à 4 millions d'euros, sera financé par des prêts bancaires classiques, dont un octroyé par BPI France, indique-t-il.

Paso Traiteur, qui emploie 100 personnes, annonce 18 millions d'euros de chiffre d'affaires au total pour 2014. La PME, basée à Olonne sur Mer, réalise toujours 35 % de ses ventes avec ses activités historiques (traiteur traditionnel et boulangeries, actuellement au nombre de sept avec un projet d'ouverture d'ici à un an). « Cela nous permet notamment de tester nos produits », indique Tugdual Rabreau. Les ventes réalisées en grande distribution (à parts égales entre le préfou et les bouchées apéritives) ont doublé depuis 2010 et dépassent désormais largement les activités initiales. Ce sont elles, ainsi que la RHF et les premiers pas à l'export, qui doivent générer la majeure partie de la croissance à venir. « Nous visons 25 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici à trois ans », explique Tugdual Rabreau, qui précise que les zones cibles à l'export sont l'Amérique du Nord et la Scandinavie.

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La prochaine étape, pour Tugdual Rabreau et Olivier Vallée, pourrait être celle de la croissance externe. « Nous recherchons une acquisition sur des produits complémentaires aux nôtres, en France ou juste à côté. L'idée, c'est de revisiter un savoir-faire traditionnel, comme nous l'avons fait avec le préfou », précise Tugdual Rabreau. Une implantation commerciale dans une autre région permettrait aussi sans doute de faire sortir le préfou plus vite de ses frontières.