« Je vous demande la plus grande vigilance », a prévenu le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis devant les ministres de l’agriculture de l’UE réunis le 17 juillet à Bruxelles, alors qu’arrive le pic estival de foyers de peste porcine africaine. Des cas ont récemment été découverts dans des élevages en Lituanie et en Estonie et dans de petites fermes en Pologne. Et un sanglier porteur du virus a été retrouvé pour la première fois en République tchèque (1). Très inquiétant, selon le commissaire européen, car ce cas particulier est éloigné des zones de régionalisation. Et, a-t-il ajouté, la peste porcine africaine installée en Ukraine et en Moldavie « continue de constituer une menace pour la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie ».
Un certain nombre de ministres (Danemark, Belgique, Slovaquie notamment) ont exprimé leurs préoccupations et demandé de nouveaux instruments financiers pour endiguer la maladie.
Les experts des États membres ont approuvé, le 13 juillet, une mise à jour des mesures communautaires de lutte contre la propagation du virus avant le pic de l’été. Le dispositif prévoit une nouvelle régionalisation avec des restrictions actualisées à la situation sur le terrain en Estonie, Lituanie et Pologne. Le but est de s’assurer que les zones sous surveillance restent exemptes de maladies, indique Bruxelles. Des mesures de sauvegarde ont également été prises par la Commission pour la République tchèque : les produits de sangliers ne sont pas autorisés à quitter la zone infectée et les porcs ne doivent pas être déplacés de la zone infectée pour les échanges intracommunautaires. En outre, l’autorité compétente devra renforcer la surveillance des sangliers et des exploitations porcines dans la région.
Depuis 2013, la Commission a déjà alloué 36,2 millions € aux États membres touchés par la peste porcine africaine. Une nouvelle réunion ministérielle sur la question – après celle de Riga début juin – se tiendra en République tchèque cet automne.
(1) Voir n° 3602 du 03/07/2017