Coop de France s’est opposée, le 20 décembre lors de son congrès, à la séparation entre vente et conseil dans le domaine des phytos, décision qui a été confirmée par Édouard Philippe dans son discours de clôture des États généraux de l’alimentation le lendemain (voir en rubrique événement). Les agriculteurs sont organisés en coopératives « en premier lieu pour le conseil, dont nous ne nous séparerons jamais car il est constitutif de notre raison d’être », a déclaré le président Michel Prugue. Dans le projet de loi relatif aux États généraux de l’alimentation, une ordonnance sur les phytos prévoirait « une séparation capitalistique des activités » de vente et conseil, d’après lui. « A-t-on vraiment bien mesuré toutes les conséquences de cette proposition ? », s’est-il interrogé.
Coop de France avait déjà affirmé, le 14 décembre face à la presse, vouloir garder sa mission de conseil, au détriment de la vente, s’il fallait choisir, en réponse à l'« engagement » pris par Emmanuel Macron de donner plus d’indépendance aux agriculteurs vis-à-vis de l’industrie des phytos.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Olivier de Bohan, vice-président de la fédération des coopératives, a répété cette conviction le 20 décembre au congrès : « On fait une erreur en séparant les deux » activités, selon lui. La grand-messe de la coopération agricole a brièvement rallumé ce débat, très ancien. WWF, le Fonds mondial pour la nature, s’est dit « favorable » à une séparation entre vente et conseil. Car le système actuel « n’a pas permis d’atteindre les objectifs » du Grenelle de l’environnement sur une réduction des phytos, a souligné le directeur général de l’ONG Pascal Canfin.
Coop de France dit vouloir garder sa mission de conseil au détriment de la vente, s’il fallait choisir