Les producteurs de porcs ibériques ont-ils poussé le bouchon trop loin par appât du gain ? La question est posée aujourd’hui alors que le parti de centre droit espagnol, Ciudadanos, a remis en question les méthodes appliquées pour déterminer la « pureté génétique » de ces cochons qui donnent les fameux jambons Pata Negra vendus à prix d’or. Le cœur de la polémique réside dans l’utilisation de croisement (ibérique et duroc) et de l’application du terme « ibérique » sur les produits de ces croisements. Un confrère allemand de la Süddeutsche Zeitung a mené l’enquête, donnant une audience européenne à la polémique. Il estime que 90 % des jambons de porcs vendus comme ibériques sont en fait issus des croisements. Il pose aussi une autre question : la grande partie des porcs dits ibériques et vendus sous ce terme, 80 % selon lui, n’ont d’ibérique qu’une partie de leur génétique. Et ne connaissent que les élevages traditionnels en claustration au lieu du plein air de la Dehesa, constitutive de l’image du porc haut de gamme espagnol. C’est une « fraude légale destinée à tromper le consommateur », regrette-t-il.
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