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Pour la NFU, le maintien du Royaume-Uni dans l’UE est préférable

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Selon la NFU, le maintien du Royaume-Uni dans l’UE est préférable au Brexit pour les agriculteurs. Pour des raisons économiques en tout cas.

Le conseil de la National Farmers’Union d’Angleterre et du Pays de Galles (NFU) a voté le 18 avril une résolution affirmant que « les intérêts des agriculteurs sont mieux servis par le maintien de notre appartenance à l’Union européenne ». Cet avis a été formulé trois jours après le lancement de la campagne pour le référendum du 23 juin sur les relations entre le Royaume-Uni et l’UE.

Risque de baisse du revenu

Très prudente jusqu’à maintenant sur la question de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le Brexit, la NFU ne compte pas, toutefois, dicter leur vote à ses 55 000 membres. Pour se forger une opinion objective, elle s’est fondée sur une étude confiée à l’université néerlandaise de Wageningen.

Celle-ci estime que, en cas de Brexit, les exploitants britanniques enregistreraient une baisse moyenne de leur revenu annuel de 17 000 à 34 000 € par an en fonction du type de relations commerciales que le pays choisirait d’avoir avec l’Union européenne et le reste du monde.

Se poserait alors la question de l’octroi d’aides aux agriculteurs par le gouvernement pour remplacer les paiements directs que leur verse le budget européen à hauteur de plus de 3 milliards € par an.

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Divergences ministérielles

« Nous soutiendrions l’agriculture au même niveau, même peut-être plus que maintenant », a assuré le ministre d’État pour l’agriculture, l’alimentation et le milieu marin, George Eustice, un pro-Brexit. Un point de vue qui « n’est pas celui du gouvernement », a tenu à préciser une porte-parole du ministère, le Defra, qui est dirigé par Liz Truss, secrétaire d’État à l’environnement, à l’alimentation et aux affaires rurales, partisane, elle, du maintien dans l’UE (1).

En janvier, le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, avait tenu à souligner que, en cas de sortie de l’Union, les exploitants britanniques pourraient se retrouver avec moins de subventions et moins d’influence sur les accords commerciaux avec les pays tiers, tout en devant respecter les exigences communautaires sans avoir leur mot à dire (2).

(1) Voir n° 3535 du 29/02/16

(2) Voir n° 3529 du 18/01/16