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Pour l’ANIA, la distribution risque de bloquer le consensus

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Ce texte « permet une réelle évolution pour le consommateur du précédent dispositif », a indiqué l’Ania dans un communiqué. « L’Ania ne demande pas le maintien des marges arrière occultes, selon l’expression employée par Jérôme Bédier, président de la FCD, mais bien la garantie d’un système dans lequel toute la facturation de services doit tout simplement être justifiée », a estimé le président Jean-René Buisson.

« Les industriels estiment que cette réforme est fondamentale et complémentaire aux axes de la première étape engagée en 2005, dans la mesure où les distributeurs devraient très prochainement disposer d’une liberté totale pour revoir, à la baisse, leurs prix de vente aux consommateurs », poursuit l’Ania. Ils pourront désormais prendre en compte l’ensemble des rémunérations des services qu’ils facturent à leurs fournisseurs. Ces prestations de mise en avant de produits dans les linéaires sont essentielles pour dynamiser les ventes, en particulier pour les PME qui ne disposent pas d’autres moyens de publicité et de promotion de leurs produits.

Les entreprises de l’alimentation dénoncent les rémunérations de services fictifs, les disproportions d’une partie de ces rémunérations et les dérives qui se multiplient, tout comme l’inflation des pénalités, très régulièrement pratiquée par les distributeurs.

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Contrairement à ce qu’affirme la FCD, ce n’est pas le système d’interdiction de discrimination et de non négociabilité des CGV qui a fait exploser les marges arrière, mais bien la volonté affichée des distributeurs de faire prendre en charge toutes les opérations de dynamisation des ventes (y compris les cartes de fidélité qui représentent des sommes très importantes) par leurs fournisseurs.

L’Ania déplore qu’une fois encore les distributeurs aient finalement choisi une option radicale, en contradiction avec les discussions entamées en commun jusqu’alors. Par cette attitude, ils mettent en pleine lumière leurs propres dérives et risquent de bloquer un consensus pour lequel l’ANIA a beaucoup oeuvré aux côtés du gouvernement, dans une logique gagnante pour le consommateur ».