Mot d’ordre omniprésent aux dernières présidentielles, la défense du pouvoir d’achat a été très vite remise aux oubliettes, d’autres priorités comme le respect des grands équilibres budgétaires s’imposant au lendemain de la crise financière et économique qui a suivi. La détente des cours des matières premières, aussi rapide que la flambée de 2007-08, y a aidé, mais l’ennui c’est qu’elle n’a pas duré. C’est plutôt le retour de l’inflation qui va marquer les mois qui nous séparent de la prochaine échéance présidentielle. Mauvaise affaire pour le gouvernement qui fait tout pour contenir les prix : il s’attaque en priorité à ceux de l’énergie car là les hausses étaient déjà ou risquaient de devenir les plus visibles. Encadrer les prix ne serait donc plus tabou, ainsi pour le gaz ou l’électricité, pas plus qu’aider fiscalement les automobilistes les plus astreints à rouler. Rien de tel pour l’alimentation, dont la part dans le budget des ménages n’est plus ce qu’elle était… sauf, et on risquerait de l’oublier, pour les plus défavorisés. L’Etat, à vrai dire, a compté sur la grande distribution pour tirer les prix vers le bas et la LME va continuer à avoir cette « vertu » quelque temps. Aujourd’hui, le secrétaire d’Etat au commerce et à la consommation va plus loin et se risque à interférer dans l’organisation du linéaire. La méthode de Frédéric Lefebvre, certes, n’est qu’incitative mais veut orienter fortement vers une sélection de bons produits à prix attractifs. Une action à double détente et pour la santé et pour l’économie.

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