« Nous avons besoin d’investir massivement dans l’agriculture française pour tendre vers l’autonomie alimentaire », a déclaré le candidat communiste à l’élection présidentielle, Fabien Roussel, à l’occasion de la présentation de son programme à la presse le 24 janvier. Il fixe l’objectif de maintien du nombre d’exploitants agricoles à 500 000 d’ici 2030 et prévoit la création d’un fonds alimentaire de 10 milliards d’euros pour les cantines scolaires afin de garantir des « débouchés » aux agriculteurs et « donner accès aux enfants à une alimentation saine, locale et bio » en généralisant le repas à un euro. Le candidat du PCF veut instaurer des prix de référence pour les produits alimentaires et propose une « refonte complète de la PAC » qu’il souhaite rebaptiser « politique agricole et alimentaire commune ».
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Dans un communiqué du 26 janvier, la Fnaf (branche agri-agro de la CGT) a apporté son soutien au projet alimentaire de Fabien Roussel. Le syndicat de salariés estime que M. Roussel est « le seul à mettre les pieds… là où il faut les mettre », c’est-à-dire à aborder la question du pouvoir d’achat, préoccupation majeure des Français selon un sondage Odoxa publié fin novembre. « Permettre l’accès de toutes et tous à une alimentation saine et de qualité, c’est défendre un autre type de développement agricole et alimentaire », assène la Fnaf-CGT. Outre les mesures liées à l’alimentation, Fabien Roussel promeut la création d’une assurance publique agricole couvrant « les risques climatiques, sanitaires et environnementaux » et « un investissement massif dans l’enseignement public agricole ».