Alors que la tendance à la hausse du prix des matières premières agricoles, débutée en 2007, était unanimement considérée comme durable par les économistes, deux courant s’opposent aujourd’hui, analyse Thierry Pouch, économiste aux Chambres d’agriculture.
D’un côté, le courant qui estime que la tendance est durable compte notamment les institutions internationales (FAO, OCDE). Ces économistes basent leur argumentation sur des facteurs structurels, comme la croissance démographique mondiale, l’urbanisation, l’élévation des niveaux de vie et l’offre mondiale irrégulière, qui tirent les prix vers le haut. Ils estiment aussi que la volatilité des prix sera inévitable, sous l’effet des aléas climatiques et de la finance internationale.
« Des voix dissonantes se sont fait récemment entendre pour indiquer qu’il s’agissait d’une tendance sans doute pas aussi durable », a constaté Thierry Pouch. Selon ce courant, on pourrait assister à une tendance baissière, à cause de plusieurs facteurs : au delà du chiffre absolu d’hommes sur la terre, la démographie mondiale devrait ralentir, la croissance des pays émergents pourrait être remise en cause dans les années à venir (notamment par un changement de politique monétaire américaine), et des réserves de progrès techniques pourraient augmenter l’offre mondiale, argumentent-ils.
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