Le producteur allemand de produits laitiers Humana Milchunion a conclu, sur le fondement d’une enquête interne, à une « erreur humaine » après la mort en Israël de deux bébés, ayant consommé un substitut végétal de lait infantile, mal dosé et mal étiqueté. Le produit, commercialisé par l’importateur Remedia renfermait 30 microgrammes seulement de vitamine B1 pour 100 grammes, au lieu des 120 microgrammes prévus par les normes de l’Union européenne.
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Dans un premier temps, l’hypothèse du sabotage avait été envisagée. Il semble qu’en réalité lors du développement de ce produit à base de soja, préparé selon une recette casher pour le marché israélien, des résultats d’analyses aient été mal interprétés, conduisant à renoncer à ajouter davantage de vitamine B1. Une autre erreur a été décelée lors du traitement de données de laboratoire fournies par une entreprise chargée de vérifier le substitut de lait. Quatre collaborateurs d’Humana ont été licenciés.
Le groupe coopératif, qui réalise avec 3 000 salariés un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros, dont 100 millions dans les aliments infantiles, revendique la place de deuxième producteur laitier allemand derrière Nordmilch et devant la laiterie Müller. Il craint désormais pour son image et, sans doute, pour les dommages et intérêts qui pourraient lui être réclamés.