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Biocarburants Professionnels et politiques veulent croire aux « signaux de bon sens »

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Quelques jours après le discours de Nicolas Sarkozy au Mondial de l’Auto en faveur des flex-fuel et de l’E10, les professionnels et les politiques veulent croire aux « signaux de bon sens » du président de la République.

On se souvient de la prise de position de Nicolas Sarkozy, le jeudi 9 octobre lors de sa visite au Mondial de l’Auto, pour la suppression du malus qui frappe les véhicules flex-fuel et pour le remplacement des pompes de super 98 par une essence à 10% d’éthanol. Mais après ?

Les professionnels sont conscients qu’une déclaration présidentielle ne suffit pas à emporter la décision des mesures annoncées. Il faudra notamment que le Parlement et l’administration entérinent la volonté présidentielle.

Néanmoins, la FNSEA, à travers un communiqué publié le 10 octobre, voit dans la déclaration présidentielle « des signaux de bon sens » et une marque de « l’ambition et de la volonté » du chef de l’État d’atteindre l’objectif d’indépendance énergétique et de lutte contre le changement climatique.

Les professionnels de la filière éthanol misent quant à eux sur « l’impulsion », donnée par Nicolas Sarkozy, sur le Parlement et l’administration.

De son côté, Stéphane Demilly, député de la Somme et président du groupe d’étude sur les biocarburants à l’Assemblée nationale, a indiqué le 13 octobre qu’il « entend veiller » à ce que ces engagements soient traduits dans les faits par la loi de Finances 2009.