Une nouvelle fois, des agriculteurs sont « descendus» le 18 février dans une grande surface bretonne pour en contrôler les prix. Producteurs de porcs ou de volailles, ils voient fondre leurs revenus sous l'effet de la baisse des cours, qui affectent ces productions. Pendant ce temps, l'Ania et la FCD affichent leur bonne entente, se félicitant d'avoir pour les négociations de 2003 limité la hausse des tarifs au-dessous de 2 %.
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A l'arrachée, semble-t-il, les deux parties sont également parvenues à un accord sur les promotions, et cartes de fidélité, la grande question étant pour les industriels, comme pour les agriculteurs du reste, de savoir où va l'argent. Car les fournisseurs veulent bien rogner sur leurs marges, à condition que les baisses consenties aillent bien dans la poche du consommateur, et non dans celle du distributeur ou d'un industriel concurrent. Après tout, tous ont intérêt à ce que leurs ventes augmentent.
De ce point de vue, Danone et Unilever, qui ont tout deux annoncé de bons résultats, ont tout lieu de se féliciter de la croissance organique de leur chiffre d'affaires en 2002. Une prime sans doute à leur réorganisation, à leur taille, à leur portefeuille de produits et de marques, et à leurs efforts d'internationalisation. Le groupe anglo-néerlandais tire les fruits de son plan de restructuration « path to growth », qui se traduit, certes, par la disparition de nombre de marques, mais aussi par une simplification de l'organisation et des structures. Cette flexibilité et cette souplesse sont des atouts majeurs pour qui veut innover.