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MONDE/MARCHÉ LAITIER Rabobank prévoit une détente sur le prix du lait en 2014

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Dans son dernier rapport trimestriel, Rabobank prévoit une détente sur les prix du lait, à compter du milieu du deuxième trimestre de cette année jusqu'à la fin de celui-ci. La banque néerlandaise fait valoir que les quantités disponibles pour l'export ont fortement progressé au dernier trimestre 2013, cette tendance devant se maintenir au début de cette année : les prix payés aux producteurs augmentent, améliorant leur marge tandis que le coût de l'alimentation est à la baisse. Une bonne campagne de production dans l'hémisphère nord, faisant suite à une saison exceptionnelle au sud devrait permettre d'avoir une offre plus que suffisante pour satisfaire les besoins de la Chine. Cependant le rythme de la baisse des prix sera limité par les contraintes structurelles sur les fournisseurs, la nécessité de reconstituer les stocks dégarnis des acheteurs et la faible croissance de la demande, en raison de la molle reprise de la croissance économique. « La question la plus cruciale concernant la demande est de savoir si la Chine maintiendra ses achats frénétiques qui ont animé le marché international ces douze derniers mois », explique Tim Hunt de Rabobank.

FORTE HAUSSE EN EUROPE

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Par zones, Rabobank prévoit une croissance « impressionnante » de la production de 4% en Europe pour le premier semestre 2014 qui se poursuivra au second semestre en encore davantage au premier semestre 2015, avec la fin des quotas. La croissance, en revanche, sera modeste aux Etats-Unis pour la production, mais les exportations devraient fortement progresser. En Nouvelle-Zélande, les trois derniers mois de la campagne (allant à mai) devraient connaître une hausse de production de 20 à 30% supérieure à celle de la fin de la saison 2013, affectée par la sécheresse. Les exportations devraient se situer 10% au dessus de leur niveau de 2013. La production et les exportations devraient être légèrement à la hausse en Australie, de l'ordre de 2%. Le Brésil, frappé par la sécheresse, devrait connaître une baisse de production, mais également de la consommation, réduisant le besoin d'importer. L'Argentine devrait voir sa production stagner, en raison de la faiblesse du peso pesant sur les coûts de production.