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Réactions des autres filières végétales

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Les arboriculteurs militent pour un Smic différencié par branche en Europe
La Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) a fermé le bal des échanges en plaidant à nouveau en faveur d’un salaire minimum par branche sur l’ensemble de l’Europe. « Nous sommes également revenus sur les calamités, en particulier les dégâts causés par le gel », a indiqué à la sortie de l’entrevue, Luc Barbier, président de la FNPF, qui s’est réjoui de l’organisation dès le 13 septembre d’une réunion du Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA). Les arboriculteurs ont demandé un renforcement du dispositif des aides à la plantation, « afin de moderniser les outils et les vergers ». « Nous avons également défendu le maintien des exonérations de cotisations patronales pour les travailleurs occasionnels », a poursuivi le producteur de mirabelles qui a fait par ailleurs part de l’inquiétude des producteurs de fruits dans la perspective de la conférence environnementale de septembre. « Quelles nouvelles contraintes sur le volet phytosanitaire ? En matière de gestion de l’eau ? ». Points essentiels également évoqués : l’organisation des producteurs et la contractualisation. « Le ministre a plaidé en faveur d’un dispositif de contractualisation du type paquet lait. Il faut que nous y réfléchissions », a ajouté Luc Barbier.

Les maraîchers pointent les distorsions de concurrence
« Le ministre s’est montré particulièrement attentif au secteur légumier, a assuré Angélique Delahaye, à la sortie de la réunion. Il est tout à fait conscient de nos problématiques, il s’est en tout cas montré très au courant ». La présidente des producteurs de Légumes de France a surtout abordé les questions touchant au coût du travail et donc à la compétitivité des entreprises. « Le ministre a bien compris que notre masse salariale n’était pas faite que de saisonniers. Quelle exonération pour les permanents ? J’ai aussi défendu le fait que toutes les entreprises et tous les salariés devaient être traitées de la même façon », a poursuivi Angélique Delahaye, faisant référence à « la remise en cause de la défiscalisation des heures supplémentaires en fonction de la taille des entreprises ». « C’est la voie ouverte à des distorsions de concurrence », a-t-elle insisté, avant de rappeler une autre source de tension en matière de concurrence : les taux horaires des salariés d’un pays européen à l’autre. 12,50 euros en France, 6 en Allemagne et en Espagne, 1,8 en Pologne : « Comment se rendre compétitif face à de tels écarts ? Nous défendons une harmonisation européenne ». De son côté, Stéphane Le Foll a, comme pour les arboriculteurs, proposé une adaptation du paquet lait au secteur légumier en vue d’un meilleur rapport de force entre producteurs et distributeurs.