Le président de la République en personne est monté au créneau lors de sa première conférence de presse pour défendre le pacte gouvernemental pour la compétitivité et l’emploi. Et tenter de désamorcer les doutes qui se sont déjà fait jour face au programme présenté par son premier ministre. L’ensemble des acteurs économiques avait salué les propositions faites, regrettant toutefois celles jugées plus ambitieuses présentées par Louis Gallois. Mais surtout, ils redoutaient de se voir offrir une nouvelle fois un catalogue de bonnes intentions qui n’engageraient que ceux qui voulaient bien y croire. François Hollande en était bien conscient et a consacré 80% de son intervention face à la nation aux problèmes économiques. Il a voulu marquer qu’il ne s’agissait pas de mesures de circonstance mais d’une réelle volonté. Il n’a pas caché qu’elle n’irait pas sans sacrifices. Sans aller jusqu’à parler de sang et larmes, il a annoncé « le rétablissement à marche forcée des comptes publics ». Une manière de rassurer tous ceux qui attendaient un signal clair de la volonté gouvernementale de « réduire le chômage et de donner des possibilités aux entreprises pour créer des emplois », comme l’a souligné Laurence Parisot, ajoutant que « c'est quelque chose qui doit nous rassembler tous ». Un discours qui est partagé par nombre d’autres dirigeants, pariant sur l’émergence d’une réelle volonté collective en ce sens. Ils ont apprécié la « conversion du gouvernement à l’entreprise » et n’entendent pas laisser passer cette chance. « Mais il faut aller vite et choisir la bonne méthode, loin des passions ». Pour l’heure, le climat semble propice au consensus, ce qui est de bon augure.

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