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David Walker, le président du comité de négociations agricoles du cycle de Doha, se fixe pour objectif d’aboutir fin mars 2011 à un nouveau projet de compromis. De son côté, Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, appelle les membres de l’organisation à « sortir de leur zone de confort pour parvenir à un accord » global.
Pour tenter de trouver d’ici fin mars un compromis sur un projet révisé de « modalités » (formules de calcul pour la réduction des droits de douane, du soutien interne, etc.), David Walker, qui préside les pourparlers de l’OMC sur l’agriculture, a donné rendez-vous aux négociateurs à partir du 17 janvier à Genève. Il a expliqué, à l’issue de réunions tenues les 6 et 10 décembre, que l’objectif était de trouver un accord définitif vers le mois de juin, ce qui laisserait ensuite six ou sept mois pour que ces dispositions soient traduites en engagements par les membres de l’organisation.
Réuni au sommet les 11 et 12 novembre derniers à Séoul, le G20 a souhaité que le cycle de Doha puisse être conclu en 2011 (1).
Pour sa part, Pascal Lamy a déclaré le 14 décembre, devant le Conseil général de l’OMC, que, « à ce stade, il ne suffit plus d’avoir des répondeurs autour de la table ». « Il nous faut maintenant avoir des négociateurs et tous les négociateurs doivent être prêts à sortir de leur zone de confort pour parvenir à un accord » sur l’ensemble des sujets couverts par le cycle de Doha, a averti le directeur général de l’organisation.
« Personne ne peut plus se fixer de ligne rouge a priori. Tous les membres doivent être en mesure de s’engager quant au fond sur une base “sans préjudice”, dans le cadre de l’engagement unique », a-t-il insisté.
(1) Voir n° 3276 du 22/11/10