Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin se montre confiant dans l’obtention du feu vert définitif des Quinze pour l’application d’un taux réduit de TVA dans la restauration. Pour autant, a-t-il estimé lors d’un récent déplacement dans les Vosges, le dossier n’est pas clos et il convient de rester « très mobilisé ». La Commission européenne a adopté le 16 juillet une proposition pour une nouvelle liste de produits et de services, dont la restauration, qui pourraient bénéficier de taux de TVA réduits dans l’Union. La proposition doit désormais être adoptée à l’unanimité par le Conseil des ministres des Finances des Quinze, qui devrait se pencher sur le sujet lors de la prochaine réunion informelle, prévue en septembre en Italie. Les pertes de recettes fiscales induites par la mesure seraient estimées pour la France à 3,2 milliards d’euros par an. Aux yeux des chefs étoilés français, la baisse de TVA ne fait pas figure de cadeau fiscal, mais d’une « bouffée d’oxygène », voire d’une « question de survie ».