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Le groupe spécialisé sur les volailles certifiées annonce pour les six premiers mois de son exercice au 30 juin un retour à un résultat net très légèrement bénéficiaire à 17 K€, mais faisant suite à une perte de 1,90 M€ pour les mêmes six mois de 2011 et de 1,40 M€ sur l’ensemble de 2011. Ce résultat a été obtenu « dans un contexte de morosité pour l’ensemble des filières agroalimentaires » qui s’est traduit par un chiffre d’affaires de 90,19 M€, en très faible hausse (+0,06%) sur le semestre comparable de 2011 et en retrait (-0,4%), sur le précédent. La baisse a été particulièrement marquée sur le secteur de la restauration hors foyer (-14%), heureusement compensée par les autres segments de marché. Cette conjoncture « tendue » a été largement marquée par la hausse « vertigineuse » du prix des matières premières, « tirant les coûts de revient très fortement à la hausse », explique le communiqué, alors que leur fléchissement à la fin 2011 « avait été mis à profit par la distribution pour obtenir des baisses de tarif dès le début d’année ».
Anticiper la concentration du secteur volaille
Dans ce contexte, les résultats du groupe sont jugés « positifs, en ligne avec les objectifs ». Ils traduisent « la pertinence du recentrage stratégique engagé en 2010 sur la certification, le frais et les élaborés, anticipant les tendances à la baisse des marchés GMD/RHD ». Le groupe entend maintenir cette stratégie et ambitionne de se positionner en tant que challenger des groupes nationaux. Une démarche qui s’impose car « la filière volaille est en cours de restructuration et va donner lieu dans un avenir proche à une offre concentrée dans les mains de quelques groupes », anticipe le communiqué. Pour participer à cette réorganisation, Duc avait adhéré à l’offre concertée de plusieurs groupes privés et coopératifs pour la reprise du groupe Doux. Celle-ci n’a pas été retenue pour l’activité surgelés et produits élaborés, mais Duc a également fait des offres dans le cadre de la reprise des activités des produits frais. Deux offres de reprise ont été retenues (1) par le tribunal de Quimper pour les sites d’Amilly, spécialisé dans l’accouvage, et de Boynes, pour l’abattage et la transformation de poulets. Ces offres étaient faites conjointement avec Glon Sanders Holding, les deux sociétés créant une société, à parts égales, nommée DGS, pour gérer et moderniser ces deux sites. Cette opération n’aura pas d’impact sur la trésorerie du groupe, précise Duc.
(1) Une offre faite pour le site de Sérent n’a pas été retenue, le tribunal lui préférant la proposition de son grand concurrent LDC