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Réutilisation des eaux usées : un potentiel de 1 à 1,8 Mrd m3 en France

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Entre un et 1,8 milliard de mètres cubes d’eau par an supplémentaires peuvent être mobilisés grâce à la réutilisation des eaux usées, en tenant compte des contraintes de ce type de solution, notamment en termes de coûts et de conséquences pour l’environnement, explique une étude publiée le 19 février par l’institut Terram. « Un tel volume permettrait d’irriguer près de 500 000 à 800 000 hectares de grandes cultures, sur la base d’un besoin moyen de 200 millimètres par hectare, soit l’équivalent d’environ 28-45 % de la surface actuellement irriguée en France », estiment les auteurs de l’étude, l’économiste de l’eau Esther Crauser-Delbourg et l’agronome Jean-Paul Bordes. En 2020, la surface agricole irriguée atteint 1,8 million d’hectares en France, soit environ 7 % de la surface agricole utile (SAU), selon l’Insee, mais les surfaces ont augmenté de près d’un quart au cours des quinze dernières années, et devraient continuer de progresser, sous l’effet du changement climatique.

Outre un besoin moins prégnant qu’en Espagne, par exemple, le coût semble le principal frein au déploiement de cette solution encore très marginale en France (environ 1 % des eaux usées y sont réutilisées, contre 15 % en Espagne, par exemple). Les analyses disponibles estiment le coût de l’eau issue de la Reut « dans une fourchette comprise entre 0,80 et 1 euro le mètre cube », soit un rapport de 1 à 20, par rapport aux prix de l’eau prélevée directement dans le milieu naturel, souligne le rapport. Aussi, « les usages agricoles les plus compatibles avec la Reut sont ceux à forte valeur ajoutée, tels les agrumes, l’horticulture ou encore l’arboriculture, ou à forte productivité hydrique (fourrage, maïs irrigué, luzerne), selon l’étude.

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JJ, AFP

Le coût semble le principal frein au déploiement de la Reut