Leader du marché du riz pour risotto, Riso Gallo s'inquiète de l'évolution de ce marché de niche (14 millions d'euros) depuis l'entrée des MDD, moitié moins chères, sur le segment. De moins de 5 % de part de marché il y a trois ans, elles sont passées à 20 % (valeur). Une montée en puissance qui s'est accompagnée, comme c'est souvent le cas, d'une dévalorisation du marché. À fin juin, alors que les volumes progressaient de 2,5 % (à 122 000 tonnes), les prix chutaient de 3,7 % (1). « On observe également que la quantité de riz pour risotto consommée par ménage baisse, sans doute du fait du caractère décevant de certains produits nouveaux sur le marché », analyse Michel Liquidato, gérant de Riso Gallo France. Si la marque reste leader avec 22,5 % de part de marché (en baisse de 15,1 % sur un an), elle est talonnée de près par Taureau Ailé (Ebro), qui affiche une part de marché de 22,1 %, (+ 4,1 %) (1). Confiant dans le potentiel du risotto en France, le dirigeant entend bien continuer à faire découvrir et apprécier cette spécialité italienne dans l'Hexagone, tant auprès des restaurateurs que du grand public. La marque lance ainsi le Risottino (mélange de riz et de légumes : carottes et tomates, courgettes et épinards), une préparation rapide à mettre en œuvre qui devrait séduire les familles, et proposera dès l'an prochain des mélanges de riz et céréales (riz, épeautre et orge ; riz, avoine et blé…). Riso Gallo, qui annonce environ 25 millions d'euros de chiffre d'affaires, réalise 30 % de ses ventes à l'export (cette proportion a doublé en dix ans), dont 5 % en France, son premier marché à l'étranger. Après des filiales commerciales en France, au Royaume Uni et sur la péninsule ibérique, la PME familiale s'apprête à créer une structure en Allemagne. Dans un contexte de marché moins tendu que l'an dernier, où le prix du riz avait augmenté de 25 %, voire jusqu'à 50 % sur certaines variétés, du fait de mauvaises récoltes.
(1) Chiffres Iri CAM au 28/05/2014