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Betterave Saint Louis sucre au bord des difficultés

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La réforme de l’OCM sucre pèse sur le groupe Südzucker et sa filiale française Saint Louis Sucre. Tous deux enregistrent des difficultés sur l’exercice 2006/2007. Certains craignent qu’une restructuration ne survienne rapidement chez Saint Louis Sucre.

« Malgré un bénéfice d’exploitation de 420 millions d’euros, notre exercice 2006/2007 affiche une perte nette de 200 millions d’euros, signale Carsten Stahn, directeur général du groupe sucrier allemand Südzucker, premier industriel sucrier européen qui détient notamment le français Saint Louis sucre. C’est notre première perte depuis plus de 30 ans». La faute à la réforme de l’OCM sucre, qui, en limitant les possibilités à l’exportation, crée un excédent pénalisant pour le marché européen. La France est particulièrement touchée par le nouveau régime : elle ne consomme que 2 Mt de sucre sur les 3,6 Mt du quota qui lui sont allouées. Parmi les entreprises françaises, Saint Louis sucre semble fragilisé. Le groupe qui commercialise en moyenne 1 Mt de sucre par an ferait actuellement face à un surstock de 200 000 tonnes. Une situation très inconfortable, qui fait craindre aux syndicats des suppressions de postes, voire des fermetures de sites, cela dans un avenir proche. La société vient en tout cas de fermer la raffinerie qu’elle avait à Marseille. Et Südzucker a signalé dans un communiqué de presse daté du 19 mars une dépréciation de la valeur comptable de sa filiale française.

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Pas de plan arrêté

Pour le moment, Südzucker ne semble pas avoir de plan arrêté pour Saint Louis sucre et attend les propositions définitives de la Commission concernant le fonds européen de restructuration. « Nous cherchons une solution commune en Europe et aussi en France pour équilibrer le marché et ajuster consommation et quotas », indique Carsten Stahn. Le groupe a jusqu’à présent décidé de fermer deux usines en Allemagne et a renoncé à 280 000 tonnes de quotas, situées en Hongrie, République Tchèque et Slovaquie. Ils étaient détenus par « Eastern sugar », joint venture entre Saint Louis sucre (49 %) et Tate and Lyle (50 %).