Comme 13 autres de ses collègues européens, le ministre de l’Ecologie Serge Lepeltier a fait connaître le 19 octobre les résultats de la prise de sang qu’il a acceptée de subir à l’initiative de l’organisation écologiste WWF : 37 substances chimiques ont été détectées dans le sang du ministre français, sur les 103 recherchées. Le pp’DDE, un produit de dégradation du DDT (pesticide interdit en France et dans de nombreux pays développés), est l’agent chimique retrouvé en concentration « la plus élevée » chez Serge Lepeltier, preuve de la permanence de ces produits chimiques dans l’environnement et dans l’organisme, a commenté le ministre devant les journalistes. Les concentrations en produits perfluorés sont « assez élevées », les autres étant en concentration « moyenne » (PCB, phtalates) ou « très basse » (hexachlorobenzène, PBDE, muscs synthétiques). « Cela ne doit nous conduire ni à la panique ni à la résignation, mais à l’action », a expliqué le ministre. Selon WWF, les 55 substances chimiques trouvées dans le sang des ministres européens sont utilisées dans les canapés ignifugés, les poêles à frire anti-adhésives, les boîtes à pizza qui résistent au gras, le PVC souple, les parfums et les insecticides. Le rapport est en ligne (en anglais) à l’adresse suivante : www.panda.org/detox
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