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Sopexa et Ubifrance, qui avaient pourtant déjà passé une convention il y a quelques années, ont éprouvé le besoin de promettre à nouveau de bien coopérer. Le signe sans doute que les rivalités sources de dysfonctionnement et d’inutiles concurrences, n’avaient en réalité pas disparu.
Cécile Bassot, directeur général de Sopexa et Christophe Lecourtier directeur général d’Ubifrance ont signé le 27 octobre un accord global de partenariat renforçant la coordination et la complémentarité des compétences entre les deux réseaux. Selon leur communiqué commun, cette « clarification » des contributions respectives des deux organismes dans la politique publique de l’accompagnement à l’export des entreprises agroalimentaires s’inscrit dans les évolutions importantes survenues, ces dernières années, tant du côté de Sopexa (sa « privatisation » assortie d’un contrat pluriannuel avec l’Etat (une « délégation de service public » accordée par le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture pour la période 2008-2012) que du côté de l’Agence nationale Ubifrance qui, depuis 2009, a des compétences élargies lui permettant de fédérer, dans le cadre de « l’Equipe de France de l’Export » et du Programme France-Export, l’action de l’Etat dans le soutien aux exportations.
Optimiser les synergies, harmoniser les calendriers
L’accord signé la semaine dernière, se veut très opérationnel : il cherche à optimiser les synergies entre les deux opérateurs, à garantir l’efficacité de l’action publique, de rationaliser les ressources qui lui sont consacrées en rendant plus lisibles les domaines d’actions de chacun.
Il précise notamment les modalités de recherche de valeur ajoutée et de complémentarité des compétences dans les prestations proposées aux entreprises, d’échanges d’informations sur les marchés, d’hébergements des implantations de Sopexa à l’étranger. Il organise, par ailleurs, la coordination des programmations des pavillons France, élément fondamental de l’image France, sur un total de 85 salons internationaux en 2011 avec un effort accru sur de nouveaux salons à fort potentiel, notamment sur des marchés émergents. En ce qui concerne les missions collectives, 24h Expo et rencontres avec des acheteurs étrangers, plus de 110 opérations sont proposées aux opérateurs français dans le cadre d’un calendrier harmonisé.
Dans un contexte de reprise tendancielle des exportations agroalimentaires amorcée depuis le début de l’année (+5,5% au 1er semestre) qui permet de redonner quelques couleurs à un solde commercial sectoriel durement éprouvé en 2009, il était important, aux dires des deux organismes, qu’ils trouvent de vraies synergies ou les renforcent afin que les 4 000 entreprises avec lesquelles elles travaillent déjà bénéficient d’un programme de promotion harmonisé.