Abonné

Promotion Sopexa présente son nouveau visage

- - 4 min

Devenue une société privée à 100 % depuis la vente par l’Etat de ses parts de capital, la Sopexa muscle son organisation, renouvelle son offre commerciale et se lance dans une démarche systématique de prospection pour développer son chiffre d’affaires. La délégation de service public, qui lui assure un budget pendant cinq ans pour une partie de ses activités, maintient sa spécificité au service de l’agroalimentaire français.

Avec un nouvel actionnariat, la Sopexa se présente sous un jour différent à partir de cette année et avec des ambitions nouvelles que ses dirigeants ont développées récemment devant la presse.

Il y a un mois, en effet, l’assemblée générale du 21 février a entériné le départ de l’Etat du capital, détenu désormais à 50 % par les interprofessions, et à près de 19 % par le Crédit agricole. Les parts que possédait l’Etat (environ 20 % du capital) ont été cédées à trois nouveaux entrants, Unigrains pour 2,10 %, Intercéréales pour 2,09 % et Sofiprotéol pour 4,19 %, et au Crédit agricole qui, à cette occasion, est monté en puissance et est devenu son plus gros actionnaire Au conseil d’administration, trois postes d’administrateurs occupés jusque là par des représentants des Offices ont été attribués au Crédit agricole (Noël Dupuis), à Sofiprotéol (Xavier Beulin) et à Intercéréales/Unigrains (Philippe Pinta)..

500 actions au titre de la DSP

Parallèlement, l’Etat est engagé sur un mode très différent des années passées avec la Sopexa qui bénéficie d’une délégation de service public (DSP) et à ce titre d’une garantie de chiffre d’affaires de 15 millions d’euros par an pendant cinq ans (2008-2012) : « Cette DSP nous impose de conserver notre spécificité agroalimentaire, a souligné Dominique Chardon, le président de la société. Si la Sopexa n’est pas tout à fait une agence comme les autres, elle a néanmoins l’obligation d’être réactive, compétitive, et de savoir croiser l’intérêt général et les intérêts particuliers ». Avec le ministère de l’Agriculture, dont les subventions servaient naguère à couvrir des frais de fonctionnement, la société a en cours près de 500 actions d’intérêt général, représentant 17 % de son chiffre d’affaires actuel, qui est de 87,5 M EUR. Celles-ci consistent en particulier à concevoir et mettre en oeuvre un programme de promotion de la culture alimentaire et des produits français dans le monde, à poursuivre l’opération « apéritif à la française », organisée dans 25 pays, ainsi que la gestion des pavillons France dans les salons internationaux, la formation des prescripteurs, des conférences « cultures alimentaires comparées » qui auront lieu cette année en Espagne (à Barcelone le 5 mai), au Japon et au Vietnam …

Des « Sopexa Packs »

A cette Sopexa reconfigurée, répond une organisation qui s’est renforcée avec trois nouvelles directions opérationnelles : la direction des relations extérieures et de la culture alimentaire sous la responsabilité de Marie-Noëlle Guérin, qui porte l’identité et le sens de l’action du groupe, la direction des marchés, dirigée par Bertrand Girard, tournée vers le développement du chiffre d’affaires du groupe, et la direction marketing et stratégie animée par Philippe Nauche qui a en projet d’élargir ses champs d’intervention à la périphérie de ce « pilier » que demeure l’agroalimentaire pour le groupe : ainsi vers les arts de la table, la nutrition, l’œnotourisme ou le développement durable. Autre moyen d’élargir l’offre commerciale, cette direction lance « les Sopexa Packs », soit 12 nouveaux modules d’intervention répartis selon ses trois axes d’action, le conseil, l’image et la promotion.