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Volaille/Résultat Stabilité des ventes pour LDC qui annonce des hausses de prix

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À l’issue du premier semestre 2012-2013 (de mars à août 2012), le groupe LDC publie un chiffre d’affaires consolidé de 1 362,7 M€ contre 1 343,0 M€ sur la même période de l’exercice précédent, soit une hausse de 1,5 %. Les volumes vendus sont également en faible progression sur les six premiers mois avec 1,2% de hausse. Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de hausse des matières premières qui vont conduire le groupe à deux, voire trois, hausses de prix dans le semestre en cours.

À périmètre identique et après retraitement du changement de date de clôture du traiteur (désormais aligné à fin août comme le reste du groupe), le chiffre d’affaires semestriel 2012 ressort en hausse de 2,7 % à 1 352,8 M€ contre 1 317,0 M€ à l’issue du premier semestre 2011. Les tonnages commercialisés restent stables à 314 305 tonnes (+ 0,2 %). Sur le deuxième trimestre de l’exercice, le chiffre d’affaires total ressort à 670,2 M€ en hausse de 2,2% (+ 2,3% à périmètre identique). Cette hausse s’accompagne d’une progression des volumes vendus de 1,2% (+ 2,9% à périmètre identique). Dans la branche Volaille en France, les revenus semestriels sont en croissance de 3,2% à 937,7 millions d'euros pour des tonnages commercialisés en progression de 4,6%. À l'international, les revenus sont en croissance de 5,4% sur le semestre, à 87,9 millions d'euros, malgré des volumes en retrait de -8% à cause de la cession d'un actif. La Pologne représente toujours la majeure partie des activités hors de France avec 87% des revenus internationaux, et affiche de belles performances avec une progression de revenus de 12,4% pour des volumes en hausse de 4,2%. Enfin, dans la branche Traiteur, l'activité baisse de -5,7% à 234 millions d'euros, pour des volumes en baisse de -8,9%. La société explique le décalage par le changement de date de clôture du pôle et souligne qu'en données comparables, les revenus auraient légèrement progressé (+0,8%) et les volumes reculé de -2,9%.
 
Des hausses de prix inévitables
Dans un contexte de « forte hausse des matières premières », LDC a programmé deux hausses tarifaires pour la volaille sur le semestre fiscal en cours, et sera contrainte d'en mettre en place une troisième. « Cet étalement pèsera sur les performances de l'ensemble des acteurs de la filière », estime le communiqué de la société. Celle-ci se veut très prudente pour l’avenir, mais rappelle que malgré la conjoncture difficile, elle a engagé des investissements industriels importants, « qui n’ont pas encore pris leur mesure ». Elle compte toutefois sur « sa capacité de résistance » et sa situation financière solide, notamment affichant un excédent net de trésorerie positif pour faire face à ces temps difficiles. Le groupe va également connaître un changement de périmètre, le tribunal de Quimper lui ayant attribué deux des cinq sites du pôle frais de Doux, les abattoirs de Laval en Mayenne et de Sérent dans le Morbihan. Le premier compte 303 salariés, mais LDC n’en conserve que 260 et 40 CDD, tandis pour le second site, 60 salariés sur 175 sont repris.