L’Association des banques et des établissements financiers (Abef) a relayé le 9 juillet une demande des autorités, « invitant » les banques « à surseoir à toute domiciliation d’importation » de 24 types de produits, dont 16 produits alimentaires. Or, en Algérie, la domiciliation bancaire est obligatoire pour toute opération d’importation et indispensable pour les transferts de fonds vers l’étranger et le dédouanement. Avec ce courrier, les autorités interdisent de fait l’importation de ces denrées.
La liste comprend les préparations pour soupe, potage ou bouillon, sauces préparées (mayonnaise, tomate ketchup et autres sauces, harissa, etc.), moutardes préparées, pains, pizzas, pâtes alimentaires, fruits secs à coque et sans coques, arachides, jus de fruits, mélanges de jus, eaux (dont les eaux minérales et gazéifiées), maïs, confitures et marmelades, chocolat en tablettes, non fourré, biscottes additionnées d’édulcorants, gaufres et gaufrettes, chocolats et autres préparations alimentaires contenant du cacao, conserves.
Depuis l’été 2014 et la chute des prix du pétrole (95 % des sources de devises du pays), le gouvernement est contraint de piocher dans les réserves de change, estimées à 108 Mrd$ (94,5 Mrd€) à fin juin 2017, contre 113 Mrd$ (98,9 Mrd€) à la fin 2016.